Le Ministère des Pêches et de l’Economie maritime a entrepris de vastes réformes pour redynamiser le secteur. Parmi celles-ci, figure en bonne place le développement de la pêche continentale marquée par une obsolescence du cadre juridique. En effet, la régulation des activités de pêche continentale relève toujours de la loi n° 63-40 du 10 juin 1963 règlementant la pêche dans les eaux continentales sénégalaises et du décret n° 65-506 du 19 juillet 1965 portant application de la loi 63-40.
Or, le contexte qui avait présidé à l’adoption de loi 63-40 et de son décret d’application a fortement évolué. Dans l’esprit de la loi, il s’agissait surtout d’assurer la protection de l’environnement avec notamment la surveillance des plans d’eau intérieurs, l’inventaire de la faune ichtyologique, la collecte des données statistiques sur la pêche et l’encadrement des professionnels.
En outre, le secteur a été géré jusqu’en 2001 par la Direction des eaux et forêts et de la chasse (DEFC), qui a connu un ballottement entre le Ministère du Développement et de l’Economie rurale et le Secrétariat d’État auprès du Premier ministre chargé de la protection de la nature. En 2000, la Pêche continentale est rattachée au Ministère de la Pêche, devenu en 2002 Ministère de l’Économie maritime. Mais cette instabilité ne s’est pas accompagnée de mutations de la réglementation de la pêche continentale, toujours régie par les textes de 1963 et 1965.
De nos jours, d’autres défis interpellent la pêche continentale. Il s’agit entre autres de l’augmentation de la résilience à l’insécurité alimentaire, de l’atteinte des objectifs du Développement Durable, de l’adaptation aux changements climatiques, etc…
Cet état de fait met en évidence la nécessité de réviser le code de la pêche continentale et son décret d’application, afin de les conformer au contexte actuel de la pêche continentale.
Cette activité de finalisation nécessite de redéfinir les poids et tailles minimas ainsi que les engins de pêche autorisés.
C’est ainsi qu’un consultant a été choisi pour mener cette étude. Apres ses travaux ce dernier a proposé un rapport provisoire qui doit faire l’objet d’une validation.
Les présents termes de référence fixent les objectifs visés, les résultats attendus et la méthodologie de l’atelier de validation du rapport.
C’est dans cette même optique que la Direction de la Pêche Continentale avait organisé un atelier de <VALIDATION DE L’ETUDE SUR LES TAILLES MINIMALES DE CAPTURES DES POISSONS EN MILIEU CONTINENTAL (étude complémentaire pour la finalisation du code de la pêche continentale)>, a été organisé le mercredi 13 mai 2026 à la salle de conférence du MPEM à Diamniadio.
L’objectif global de cet atelier est de partager et valider le rapport rédigé par le consultant à l’issu de ses travaux sur ladite étude.
De manière spécifique il s’agira de :
- présenter le contenu du livrable ;
- Vérifier sa conformité par rapport aux TDR ;
- Recueillir les avis et observations des participants afin de disposer d’une version finale du livrable.










